« Nous ne voulons pas assembler pour un seul marché. Nous voulons fabriquer pour l’Afrique de l’Est et pour l’Afrique tout entière », a déclaré le président kényan, William Ruto.

Le gouvernement kényan et Endelevu Enterprise Corporation, en partenariat avec le constructeur chinois Geely, ont signé un protocole d’accord portant sur un projet d’investissement de 3 milliards de dollars dans la fabrication de véhicules électriques.

Signé à Nairobi en présence du président kényan, William Ruto, et de représentants du constructeur Geely, l’accord vise à développer un écosystème intégré de mobilité verte, couvrant l’assemblage de véhicules électriques, les infrastructures de recharge et les chaînes de valeur associées.

Le projet prévoit une usine d’assemblage d’une capacité annuelle de 50 000 véhicules électriques à quatre roues, ainsi qu’une seconde unité capable de produire jusqu’à 100 000 deux-roues et véhicules de mobilité légère par an. Il comprend également l’installation de 1 000 stations de recharge alimentées à l’énergie solaire.

D’après William Ruto, le projet devrait créer environ 2 000 emplois directs et plus de 20 000 emplois indirects chez les fournisseurs, les entreprises de logistique et d’autres prestataires de services. Il pourrait également générer jusqu’à 80 000 opportunités supplémentaires dans la gestion de flottes, l’exploitation et les services associés.

Le président kényan a également souligné que le projet devait favoriser les débouchés pour les entreprises locales, faciliter le transfert de compétences et de technologies, réduire la dépendance du pays aux carburants importés et positionner le Kenya comme un pôle régional de fabrication de véhicules électriques.

Le constructeur Geely est présenté comme un partenaire du projet porté par Endelevu Enterprise Corporation. Selon des médias kényans, le président d’Endelevu, Susong Tong, a qualifié le protocole d’accord d’étape importante pour l’industrie automobile kényane.

Le Kenya comptait 39 324 véhicules électriques immatriculés cumulativement à la fin de 2025, selon le ministère des Transports. Les deux-roues, notamment les motos utilisées pour le transport de passagers et les livraisons, constituent une part importante de ce parc.

dpa