L’outil doit aider à prévoir les conditions hydrologiques en temps réel et à simuler des scénarios liés à l’eau, à l’énergie et à la biodiversité.
Un projet pilote dans le bassin du Limpopo, partagé par quatre pays d'Afrique australe, a réduit de plusieurs mois à quelques heures le temps de calibrage des modèles hydrologiques grâce à l'intelligence artificielle (IA), a annoncé l'Institut international de gestion de l'eau(IWMI).
L'outil, baptisé « MaiWater AI », a été conçu par l'IWMI, organisme international de recherche à but non lucratif, membre du CGIAR, un partenariat mondial de recherche sur l'alimentation, l'agriculture et l'environnement. Il a été développé avec la Commission du cours d'eau du Limpopo (LIMCOM), qui coordonne la gestion du bassin entre le Botswana, le Mozambique, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe.
Anticiper les évolutions hydrologiques
MaiWater AI associe un modèle hydrologique enrichi par l'IA, un tableau de bord d'aide à la décision et un jumeau numérique, selon l'IWMI. L'outil doit permettre aux décideurs, aux hydrologues et aux chercheurs de prévoir les conditions hydrologiques en temps réel et de simuler des scénarios liés à l'eau, à l'énergie et à la biodiversité.
En Afrique, de nombreux cours d'eau traversent plusieurs pays, compliquant la gestion commune des ressources en eau. Les données restent souvent fragmentées, alors que les populations riveraines peuvent être confrontées aux mêmes problèmes de pollution et aux mêmes menaces environnementales.
Lancement en décembre
MaiWater AI vise à harmoniser ces informations pour faciliter leur partage au-delà des frontières et améliorer la coordination entre les pays riverains. L'initiative doit être officiellement lancée en décembre 2026, lors de la Conférence des Nations unies sur l'eau.
La modélisation hydrologique reste inaccessible à une grande partie des pays du Sud, a déclaré Mariangel García Andarcia, responsable de recherche à l'IWMI. Le manque de financement, les capacités limitées de maintenance, les logiciels obsolètes et les frais de licence freinent l'adoption de ces outils, a-t-elle expliqué.
dpa



