Pour accompagner cette mesure, le gouvernement s'associera au secteur privé pour déployer des infrastructures de recharge à l'échelle nationale, a précisé le ministère de l’Énergie.
Les institutions publiques zambiennes devront désormais acheter exclusivement des véhicules électriques, dans le cadre d’une réforme de la politique énergétique nationale, a annoncé le président Hakainde Hichilema à l'ouverture de la 14e session de l'Assemblée nationale.
Cette décision vise à répondre à l’instabilité des cours mondiaux des carburants liée aux tensions géopolitiques, a-t-il déclaré lors de son premier discours devant les parlementaires depuis sa réélection en août. « Il s’agit d’un changement fondamental qui nous permettra d’agir sur la demande de carburant », a-t-il expliqué.
Selon des médias locaux, aucune date n’a été fixée pour l’entrée en vigueur de cette obligation, et le sort des véhicules thermiques de la flotte de l’État reste à préciser. Le ministère de l’Énergie devrait communiquer davantage de détails dans le cadre du projet de budget 2027.
Le président a également annoncé le rétablissement des taxes sur les carburants pour préserver les dépenses nationales prioritaires, comme la gratuité de l'éducation, le Fonds de développement des circonscriptions, le Programme d'alimentation scolaire et les transferts monétaires sociaux.
Cette exonération, entrée en vigueur le 1er avril 2026, avait été décidée face à la flambée des cours mondiaux du pétrole. Le 31 mars, le gouvernement avait décrété l’état d’urgence en matière d’approvisionnement et suspendu pour six mois les taxes sur les carburants.
Les mesures annoncées par Hichilema s’inscrivent dans le cadre du programme Grow Zambia, selon le ministère de l’Énergie. Le gouvernement entend accélérer les projets d’interconnexion par oléoducs avec l’Angola, la Namibie, la Tanzanie et le Zimbabwe afin de diversifier les voies d’approvisionnement en carburants.
La Zambie prévoit également de porter sa capacité de production électrique à 10 000 mégawatts, en diversifiant son mix énergétique et en encourageant les investissements privés. L’objectif est de renforcer l’autonomie énergétique du pays et de dégager un excédent de production.
dpa



