Le dernier Grand Prix de Formule 1 en Afrique s’est disputé en mars 1993 sur le circuit de Kyalami, près de Johannesburg, où Alain Prost a décroché son 4e et dernier titre mondial.

Formula 1 et le Rwanda ont conclu un accord de dix ans pour organiser un Grand Prix en Afrique, marquant le retour du Championnat du monde de Formule 1 sur le continent après plus de trois décennies d’absence.

La première course se tiendra à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, après l’achèvement du circuit spécialement conçu pour accueillir l’épreuve. La fin des travaux est prévue au début de la prochaine décennie, selon Formula 1.

En dehors des week-ends de Grand Prix, le site accueillera toute l’année des compétitions internationales de sports mécaniques, des événements d’envergure, des conférences et des spectacles. Le projet vise à stimuler la croissance économique et les investissements dans la région, selon la même source.

Les deux partenaires présentent cette compétition comme un levier de développement économique. Ils comptent notamment sur ses retombées pour stimuler le tourisme, attirer les investissements, développer les compétences locales et créer de nouvelles opportunités pour les communautés et les entreprises.

Avec plus de 100 millions de passionnés sur le continent, dont près de 60 pour cent des fans des principaux marchés d’Afrique subsaharienne ont moins de 35 ans, l’Afrique représente un potentiel de croissance important pour la Formule 1, selon les partenaires.

À la suite de cette annonce, Amnesty International a critiqué le partenariat, estimant qu’il offre un « trophée de sportwashing » aux autorités rwandaises. « Le Rwanda investit dans les plus grands événements sportifs mondiaux pour redorer son image et détourner l’attention de son bilan désastreux en matière de droits humains », a déclaré l’organisation.

Dans son Rapport mondial 2026, publié en janvier, Human Rights Watch accuse les autorités rwandaises de réprimer l’opposition et de soutenir le M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, où des violations graves des droits humains sont commises.

dpa