Ils sont appelés à devenir des relais de prévention dans leurs communautés afin de dissuader d'autres jeunes de tomber dans la toxicomanie.
En Sierra Leone, 94 jeunes, dont neuf femmes, ayant achevé un programme de réhabilitation pour lutter contre la consommation de drogues et de substances psychoactives, ont été désignés « ambassadeurs du changement positif » par le ministère des Affaires sociales.
Ils ont reçu leur diplôme après plusieurs mois de sevrage au Peace Mission Training Centre (PMTC), à Hastings, dans la banlieue est de Freetown. Ancien centre de formation militaire et de préparation aux missions de maintien de la paix, le site abrite désormais le principal centre public de réhabilitation et de réintégration des personnes souffrant de toxicomanie.
Un programme centré sur le « kush »
Le programme a combiné accompagnement médical, soutien psychologique et formations pour lutter contre les ravages du « kush », une drogue de synthèse qui touche particulièrement les jeunes en Afrique de l'Ouest.
Selon les autorités, les 94 diplômés sont appelés à devenir des relais de prévention dans leurs communautés afin de dissuader d'autres jeunes de tomber dans la toxicomanie.
Une « urgence nationale » depuis 2024
La Sierra Leone fait face depuis plusieurs années à une consommation croissante de drogues, notamment de « kush ». En 2024, le président Julius Maada Bio avait déclaré une « urgence nationale » face à l'ampleur du phénomène et annoncé un renforcement des mesures de prévention et de prise en charge.
Le gouvernement a depuis mis l'accent sur la réhabilitation et la réinsertion des personnes dépendantes, parallèlement à la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Le pays, l'un des plus pauvres du monde, reste confronté à un chômage élevé des jeunes, plus de deux décennies après la fin de la guerre civile (1991-2002), qui avait lourdement affecté ses infrastructures et son économie.
dpa



