Il accompagne les Africains vivant à l’étranger dans leur recherche d’emploi et la préparation de leur retour au pays.

Entre l'envie de rentrer en Afrique et la décision de franchir le pas, les membres de la diaspora se heurtent souvent à la difficulté de trouver des informations concrètes sur l'emploi et les conditions d'installation.

L'entrepreneur ivoirien Alain Charles Offi veut réduire cet écart avec « Terrenate », une plateforme qui accompagne les Africains de la diaspora dans la préparation de leur retour au pays. Terrenate s'adresse aux étudiants, cadres, entrepreneurs ou investisseurs vivant à l'étranger et envisageant de construire un projet professionnel ou personnel dans leur pays d'origine.

La plateforme est actuellement développée autour de trois principaux outils. Le site Terrenate centralise les informations et services, tandis que l'application « Passeport Emploi » permet de consulter des offres, de créer un CV, de préparer des lettres de motivation et de suivre ses candidatures depuis un même espace.

L'emploi comme premier axe de développement

Un troisième volet repose sur une assistante virtuelle spécialisée dans l'emploi et le retour au pays. Elle aide les utilisateurs à comprendre les offres, à identifier des opportunités correspondant à leur profil et à organiser leur projet.

Le choix de l'emploi comme premier axe de développement répond aux difficultés rencontrées par les candidats vivant à l'étranger. Selon Alain, il existe souvent un décalage entre les informations dont disposent les membres de la diaspora et les réalités du marché du travail dans leur pays d'origine.

« Nous avons commencé par l'emploi, car c'est l'une des premières préoccupations exprimées par les membres de la diaspora », explique cet ingénieur logiciel, dans un entretien accordé à la dpa.

Côte d'Ivoire et Sénégal, premiers marchés ciblés

« Terrenate » a pour l'instant choisi de cibler principalement la Côte d'Ivoire et le Sénégal. La plateforme cherche notamment à proposer des offres vérifiées et des outils permettant aux candidats de préparer leur retour depuis l'étranger. Elle compte aujourd'hui plus de 500 inscrits. Cette base permet à l'équipe de recueillir des informations sur les attentes de la diaspora et d'orienter le développement de nouveaux services.

Des partenariats ont également été noués avec l'Association des étudiants sénégalais en France et la Fédération des étudiants ivoiriens en France. Ces collaborations permettent à la plateforme de rester en contact avec des communautés directement concernées par les questions de retour.

Pour Alain, l'objectif dépasse toutefois la recherche d'un emploi. Il s'agit progressivement d'accompagner plusieurs étapes du parcours, depuis la décision de revenir jusqu'à l'installation dans le pays d'origine. À terme, la plateforme souhaite ainsi élargir son accompagnement à d'autres dimensions du retour, notamment le logement, les démarches d'installation et l'entrepreneuriat.

dpa