Cette opération s’inscrit dans un projet mené en Afrique de l’Ouest et financé par l’Allemagne.

Des services mobiles d’enregistrement biométrique ont été déployés dans 14 communautés frontalières du nord du Ghana afin de faciliter l’accès à l’identité juridique des populations vivant dans des zones isolées, dans le cadre d’une initiative financée par le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères.

L’opération est menée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Autorité nationale d’identification (NIA) du Ghana. Elle cible des localités des régions de l’Upper East et de l’Upper West, deux zones frontalières avec le Burkina Faso, où l’éloignement des centres d’enregistrement et l’irrégularité des campagnes nationales d’identification laissent de nombreux habitants sans document d’identité.

Les enfants, les femmes et les autres groupes vulnérables sont particulièrement visés par le dispositif.

« L’identité juridique ne se résume pas à une carte », souligne l’OIM, qui la présente comme une porte d’accès aux services essentiels, notamment l’éducation et la santé, à la protection sociale, à l’inclusion financière et aux possibilités de participer pleinement au développement national.

« Mécanisme intégré de stabilité des frontières »

Elle contribue également à renforcer la sécurité et la gestion intégrée des frontières en clarifiant le statut légal des populations vulnérables et en réduisant les risques d’apatridie en Afrique de l’Ouest, une région touchée par le crime organisé et confrontée depuis plusieurs années à la progression de groupes armés jihadistes venus du Sahel voisin.

Cette initiative s’inscrit dans le Mécanisme intégré de stabilité des frontières (Integrated Border Stability Mechanism, IBSM), une plateforme de coordination multilatérale réunissant sept pays d’Afrique de l’Ouest – Ghana, Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Bénin et Côte d’Ivoire – dont certaines zones frontalières sont considérées comme sensibles pour la stabilité régionale.

Lancé en 2023, l’IBSM est financé par le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères. Son secrétariat réunit l’OIM, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme (UNOCT) et Interpol.

dpa