Jusqu’ici, les informations étaient recueillies à travers différents mécanismes, parfois dispersés, ce qui compliquait leur exploitation et le suivi des actions d’adaptation.
Le Togo a lancé une plateforme nationale de suivi de l’adaptation au changement climatique, destinée à améliorer la collecte et l’exploitation des données pour mieux anticiper les risques climatiques et orienter les décisions publiques.
Baptisée AdapTogo, la plateforme est accessible en ligne et permet de renseigner, d’actualiser et de consulter différents indicateurs sur les effets du changement climatique. Elle couvre plusieurs secteurs stratégiques, dont l’agriculture, la foresterie, les ressources en eau, le tourisme et l’énergie.
« AdapTogo » pour actualiser et de consulter différents indicateurs
Développée par le ministère en charge de l’Environnement, avec l’appui de la FAO et le financement du Fonds vert pour le climat, l’initiative répond au besoin de disposer de données fiables et centralisées sur les principaux risques climatiques, notamment les sécheresses et les inondations, ainsi que leurs impacts sur l’agriculture.
Avec AdapTogo, les données sont regroupées sur une même plateforme et peuvent être suivies à l’échelle des régions, des préfectures et des communes. Cette approche doit permettre de mieux identifier les zones exposées et de faciliter la mise en œuvre de réponses adaptées aux réalités locales.
Le déploiement de ce dispositif intervient dans un contexte marqué par la multiplication des effets du changement climatique sur plusieurs secteurs de l’économie togolaise, notamment l’agriculture, les ressources en eau et les écosystèmes, selon le ministère en charge de l’Environnement.
La capacité d’adaptation du Togo reste limitée face aux effets du changement climatique. Selon l’indice ND-GAIN, le pays se classe au 150e rang sur 185 pour cet indicateur, ce qui traduit des capacités encore insuffisantes en matière d’infrastructures, de ressources et de préparation face aux risques climatiques.
Selon la Banque mondiale, le Togo devra mobiliser près de 14 milliards de dollars d’investissements liés au climat d’ici 2050, dont environ 40 pour cent pour l’adaptation, notamment dans la protection côtière, l’agriculture, les ressources en eau et la santé.
dpa



