Ces sites témoignent, comme d’autres, de l’histoire des comptoirs où les puissances européennes ont pratiqué la traite négrière transatlantique du XVe au XVIIIe siècle.
La Corée du Sud a lancé au Ghana un projet de 4,5 millions de dollars sur cinq ans visant à protéger des forts et châteaux du pays, inscrits au patrimoine mondial, contre les effets du changement climatique.
Selon le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts créatifs, le projet vise à contrer les menaces climatiques qui pèsent sur les sites patrimoniaux côtiers, notamment l’érosion, les inondations, la dégradation due au sel, l’instabilité des structures et les phénomènes météorologiques extrêmes.
Le projet couvrira initialement six sites dans la région du Grand Accra : les forts Ussher et James à Jamestown, le château de Christiansborg à Osu, ainsi que les forts Augustaborg à Teshie, Vernon à Prampram et Fredensborg à Old Ningo.
Élaborer des stratégies d’adaptation
La Commission nationale coréenne pour l’UNESCO réalisera des relevés en trois dimensions (3D) des six sites afin d’évaluer leur état. Le projet aidera également le Ghana à élaborer des stratégies d’adaptation, avec des cartes de risques climatiques, des systèmes de surveillance et du matériel de collecte de données.
La Commission souligne que, contrairement aux projets de restauration traditionnels, centrés sur les interventions physiques après la survenue de dommages, ce projet privilégie une approche préventive fondée sur un système national intégré de gestion, des bases de données et des analyses de vulnérabilité.
Initialement établis comme comptoirs commerciaux pour l’or et l’ivoire, ces sites sont devenus, à partir du XVIIe siècle, avec l’essor de la traite négrière, des lieux emblématiques de l’histoire du commerce transatlantique des esclaves. Ils constituent aujourd’hui des sites de mémoire essentiels pour la diaspora africaine à travers le monde, souligne l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Ce programme constitue une première pour la Corée du Sud, qui consacre, pour la première fois, son aide publique au développement à la protection du patrimoine culturel face au changement climatique.
dpa



