Alors que l’interdiction des objets plastiques à usage unique entre en vigueur en Guinée, le ministère de l’Industrie et du Commerce appelle les opérateurs du secteur de l’eau à ne pas augmenter leurs tarifs. Les autorités annoncent également un renforcement des contrôles sur le marché.
À Conakry, le gouvernement veut prévenir toute flambée des prix de l’eau embouteillée. Dans un communiqué publié le 1er octobre, le ministère de l’Industrie et du Commerce a demandé aux producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants de maintenir leurs prix au niveau de ceux pratiqués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction des objets plastiques à usage unique.
Le département estime que cette nouvelle réglementation ne saurait, à elle seule, justifier une augmentation du prix de l’eau embouteillée. Il met ainsi en garde contre les « hausses spéculatives » susceptibles de peser sur les consommateurs.
Une transition encore en cours
L’entrée en vigueur de l’interdiction des objets plastiques à usage unique intervient dans un contexte de réorganisation de l’offre. Le ministère assure que des dispositions sont en cours pour accompagner la diversification des formats proposés sur le marché.
Les autorités évoquent notamment le développement de formats de bouteilles adaptés aux besoins des consommateurs, ainsi que la promotion de la production et de la commercialisation de l’eau conditionnée dans des sachets biodégradables.
Le gouvernement entend ainsi accompagner la transition vers de nouveaux modes de conditionnement tout en limitant les effets de cette réforme sur les prix à la consommation.
Le marché placé sous surveillance
Le ministère annonce par ailleurs un renforcement du contrôle des pratiques commerciales. Toute hausse jugée injustifiée ou toute pratique abusive peut être signalée au 142, le numéro vert du ministère de l’Industrie et du Commerce.
Pour faciliter les vérifications, les consommateurs sont invités à préciser, lors de leurs signalements, le lieu de vente, le produit concerné et, si possible, le prix pratiqué.
Dans son communiqué, le ministère appelle enfin les opérateurs économiques et les consommateurs à faire preuve de civisme et à collaborer avec les services chargés du contrôle du marché.
La rédaction



