« Mes parents m'ont clairement dit : ne reprends pas la ferme par obligation. » Lucas, 26 ans, a pourtant fait ce choix il y a deux ans, après des études d'ingénieur qui l'auraient pu mener ailleurs.
Un choix réfléchi, pas subi
« Ce n'est plus du tout comme il y a une génération, où on reprenait presque par défaut. Aujourd'hui, on a d'autres options, donc quand on choisit ce métier, c'est un vrai choix, avec les yeux ouverts sur ses difficultés. »
Une exploitation en pleine transformation
Depuis son arrivée, Lucas a fait évoluer une partie de la production vers des filières courtes, en vente directe, pour réduire la dépendance aux prix fixés par les grands circuits de distribution. « Ça demande beaucoup plus de travail commercial, mais on retrouve une forme de maîtrise sur nos revenus. »
Ce qui l'inquiète le plus
Au-delà des difficultés économiques bien connues du secteur, c'est l'isolement social qui le préoccupe le plus à long terme. « Le vrai défi de ma génération d'agriculteurs, ce n'est pas seulement de tenir financièrement. C'est aussi de ne pas s'isoler complètement d'une vie sociale normale. »