L’Afrique figure parmi les principales régions bénéficiaires des financements climatiques allemands.
Le gouvernement allemand prévoit de consacrer 816,5 millions d'euros au financement international de la lutte contre le changement climatique en 2027, via son Fonds pour le climat et la transformation (KTF), selon le projet de plan financier fédéral 2026-2030. Les crédits du KTF destinés à la protection internationale du climat passeront ainsi de 766 millions d'euros en 2026 à 816,5 millions d'euros en 2027, soit une hausse de 6,6 pour cent, d'après le même document.
Quelque 600 millions d'euros seront notamment consacrés en 2027 aux « investissements pour la protection du climat et de la biodiversité ». Les crédits destinés à l'action climatique à l'étranger doivent ensuite diminuer à 703,7 millions d'euros en 2028, puis à 657 millions d'euros en 2029 et à 631,2 millions d'euros en 2030. Cette évolution intervient dans le cadre de la politique de consolidation budgétaire menée par Berlin.
Un outil de prévention des crises
Au-delà de ses objectifs environnementaux et de développement, l'Allemagne considère le financement climatique international comme un outil de prévention des crises et de renforcement de la résilience, dans le cadre de sa politique de « sécurité intégrée », définie dans sa Stratégie de sécurité nationale adoptée en 2023.
Selon Berlin, le changement climatique peut aggraver la pauvreté et l'insécurité alimentaire, provoquer des déplacements de population, accentuer la concurrence pour les ressources et fragiliser les Etats et les sociétés vulnérables, avec des conséquences sur la stabilité régionale.
Le financement climatique vise ainsi à renforcer les capacités d'adaptation des pays vulnérables et à réduire les facteurs de déstabilisation. Cette approche est particulièrement présente dans la politique allemande en Afrique, où Berlin établit un lien entre lutte contre le changement climatique, résilience et stabilité.
dpa


