En Afrique subsaharienne, les combustibles solides utilisés pour la cuisson bois, charbon et biomasse provoquent chaque année des centaines de milliers de décès prématurés.

Au Nigeria, 300 femmes à Kano, dans le nord du pays, ont été formées aux technologies de cuisson propre dans le cadre d’un projet mené par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ). La formation a été organisée par le Clean Tech Innovation Hub (CTIH), un centre d’innovation et incubateur hybride basé à Abuja, spécialisé dans la recherche, le développement et la promotion des technologies propres et vertes en Afrique. Elle a ciblé des femmes des zones rurales et périurbaines qui dépendent encore du bois, du charbon ou du kérosène pour cuisiner, ainsi que des entrepreneures exerçant de petites activités de restauration.

Formation pratique et rencontre avec des fournisseurs

Les participantes ont bénéficié d’une formation pratique sur les technologies de cuisson propre, la production de briquettes, l’accès au financement et la planification d’entreprise, ainsi que sur l’utilisation et l’entretien des réchauds. Elles ont également pu échanger directement avec des fournisseurs de technologies de cuisson propre. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, figure parmi les pays où la dépendance aux combustibles traditionnels pour la cuisson reste la plus forte.

Un lourd bilan sanitaire en Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, l’utilisation de combustibles solides pour la cuisson domestique bois, charbon et biomasse est à l’origine chaque année de centaines de milliers de décès prématurés liés notamment à des maladies respiratoires et cardiovasculaires, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les femmes et les jeunes enfants sont particulièrement exposés en raison du temps passé dans des cuisines mal ventilées.

dpa