Un forum de trois jours tentera de répondre à une question centrale : si l’Afrique dispose de vastes terres agricoles, quels obstacles l’empêchent encore de mieux nourrir sa population ?
La FAO organisera, avec ses partenaires, un forum consacré à la science et à l’innovation, afin d’examiner comment la science et la technologie peuvent contribuer à rendre les systèmes agroalimentaires africains plus productifs, résilients, durables et inclusifs.
Le Forum doit déboucher sur des recommandations de politiques publiques, favoriser les échanges entre innovateurs, investisseurs et partenaires, présenter des solutions susceptibles d’être déployées à grande échelle et élaborer une feuille de route régionale pour renforcer les capacités africaines de recherche et d’innovation agroalimentaires.
Organisé à Addis-Abeba, l’événement est porté par le Bureau régional de la FAO pour l'Afrique, en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique, la Commission de l'Union africaine et le Forum des universités régionales pour le renforcement des capacités en agriculture.
Durant trois jours, du 27 au 29 octobre 2026, les échanges s’articuleront autour de cinq piliers : la productivité et l’optimisation des chaînes de valeur, la résilience durable, l’interface entre science, innovation et politiques publiques, les investissements et partenariats, ainsi que l’inclusivité.
Le programme prévoit notamment des discussions sur les systèmes numériques d’alerte précoce, la biodiversité et la bioéconomie, ainsi que sur les mécanismes de financement de l’innovation agricole. Les participants examineront également le renforcement des systèmes nationaux de conseil scientifique pour mieux éclairer les politiques agroalimentaires.
L’Afrique possède environ 60 pour cent des terres arables non cultivées restantes dans le monde, mais reste fortement dépendante des importations alimentaires. Selon la FAO, l’Afrique subsaharienne dépenserait environ 65 milliards de dollars par an pour importer des denrées qu’elle pourrait produire localement.
La faible productivité agricole, la vulnérabilité climatique, les pertes post-récolte, les problèmes de sécurité sanitaire des aliments et la fragmentation des écosystèmes d’innovation continuent, selon la FAO, de limiter les performances des systèmes agroalimentaires africains.
dpa



