Le premier ministre Amadou Oury Bah a reçu une délégation du ministère de l’agriculture venue présenter deux documents stratégiques. Le pays ambitionne de produire suffisamment de riz pour couvrir ses besoins nationaux avant de devenir exportateur net à partir de 2035.

La Guinée veut produire davantage de riz et réduire sa dépendance aux importations. Pour y parvenir, le gouvernement travaille à la finalisation de deux documents consacrés au foncier agricole et au développement de la riziculture.

Le premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu une délégation du ministère de l’agriculture conduite par Félix Lamah. Au cœur des discussions : les moyens de faciliter les investissements, de sécuriser les producteurs et d’améliorer la contribution de l’agriculture à la sécurité alimentaire.

Les objectifs annoncés sont ambitieux. Les autorités souhaitent atteindre l’autosuffisance en riz d’ici à 2031, puis faire de la Guinée un exportateur net de cette céréale à partir de 2035.

Pour avancer, la délégation a demandé au chef du gouvernement d’accompagner la finalisation des documents stratégiques.

Sécuriser les terres pour attirer les investissements

Premier chantier : la politique foncière agricole. Elle doit contribuer à préserver les terres et à offrir davantage de sécurité aux producteurs et aux investisseurs.

Deuxième priorité : la riziculture. La stratégie nationale consacrée à cette filière doit être transformée en un plan d’action opérationnel afin de mobiliser les partenaires techniques et financiers.

Dr Camara Aboubacar Amadou, coordinateur de l’unité de gestion des projets agricoles financés par la Banque africaine de développement (BAD), a expliqué que la rencontre avait permis de recueillir des observations et des recommandations pour améliorer les documents.

Le texte relatif à la politique foncière agricole devrait être soumis à l’Assemblée nationale pour validation. La stratégie rizicole, elle, doit désormais être déclinée en mesures concrètes.

Un calendrier ambitieux

Le premier ministre a rappelé que le développement agricole constituait un levier de la transformation économique du pays, notamment dans le cadre du programme Simandou 2040. Il a demandé aux équipes techniques d’accélérer les travaux pour finaliser les documents.

Le défi sera ensuite de passer des stratégies à leur application sur le terrain. Produire suffisamment de riz pour couvrir les besoins du pays nécessitera des investissements et une mobilisation durable des acteurs agricoles.

L’échéance de 2031 constitue une première étape. Celle de 2035, avec l’ambition de devenir exportateur net, suppose d’aller plus loin en développant les capacités de production au-delà des besoins nationaux.

La finalisation des documents représente donc une étape préparatoire. Leur mise en œuvre permettra de mesurer les progrès accomplis vers ces objectifs.

La rédaction