Ces personnes ont bénéficié d’une formation professionnelle gratuite dans le cadre du programme MESI, qui vise à transformer les compétences acquises en moyens de subsistance.
Le gouvernement de Lagos a annoncé qu’au moins 35 000 personnes ont achevé une formation professionnelle gratuite entre janvier et juillet. Parmi eux, 18 990 ont reçu du matériel pour démarrer une activité dans le cadre du programme MESI.
Le MESI (Initiative de soutien aux micro-entreprises) est un programme d’autonomisation économique géré par le ministère des Affaires féminines et de la Lutte contre la pauvreté. Il fournit aux résidents démunis un capital de départ et des équipements, afin de favoriser leur autosuffisance économique.
Programme pour autonomiser les mirco-entreprises
Pour transformer la formation professionnelle en moyens de subsistance, divers équipements ont été distribués en fonction de l’activité exercée : machines à coudre, appareils à poser des strass, coupe-carreaux, broyeurs de piment, congélateurs ou encore machines de vulcanisation.
Pour le gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, le MESI ne se limite pas à la distribution d’équipements. Il s’agit de tenir l’engagement du gouvernement à créer des richesses, générer des emplois et promouvoir l’indépendance financière.
Plus de 4 000 familles vulnérables ont également bénéficié de l’initiative Ounjẹ Lọ Rẹ Awo, expression yoruba signifiant « La nourriture va dans ton assiette », un programme d’aide alimentaire et nutritionnelle mis en place par l’État de Lagos.
Par ailleurs, plus de 5 500 veuves ont reçu, dans le cadre du Programme de compétences de vie, des subventions pour développer leurs activités commerciales. Le programme Avia Farm a, quant à lui, permis de former des agriculteurs à la culture du manioc, à la production d’huile de palme, au maraîchage biologique et à l’héliciculture.
Lagos concentre une partie des plus grandes fortunes d’Afrique, mais aussi d’importantes poches de pauvreté : 5,8 pour cent de sa population vit dans la pauvreté multidimensionnelle, selon le Bureau national des statistiques, tandis que plus de 140 bidonvilles ont été identifiés dans l’État, selon la Banque mondiale.
dpa



