18h, le thermomètre affiche encore 38 degrés à l'ombre lorsque la première alerte tombe : un malaise sur la voie publique. L'équipe embarque en moins de deux minutes, une routine bien rodée qui va se répéter une dizaine de fois avant le lever du jour.

Une caserne en état d'alerte renforcée

Pendant les épisodes de canicule, la caserne double ses effectifs de garde et adapte ses protocoles : hydratation systématique entre chaque intervention, rotation plus fréquente des équipes exposées à la chaleur, vigilance accrue sur les malaises de personnes âgées isolées.

Des interventions qui s'enchaînent sans répit

Entre deux malaises, un départ de feu sur un talus broussailleux mobilise une partie de l'équipe pendant plus d'une heure. « Les jours de forte chaleur, on ne sait jamais sur quoi on va tomber en premier : un feu ou une personne en détresse », explique le chef d'agrès.

La fatigue accumulée, jamais montrée aux victimes

À 3h du matin, après la sixième intervention de la nuit, l'équipe repart sans un mot de trop, la fatigue se lisant seulement dans les gestes plus lents pour ranger le matériel. « Le public ne voit jamais cette fatigue, et c'est très bien ainsi : ce n'est pas son problème, c'est le nôtre. »