Dans la régie, douze écrans diffusent simultanément les images des douze caméras positionnées autour du terrain. Le réalisateur, casque sur les oreilles, choisit en une fraction de seconde l'angle qui sera diffusé à l'antenne, sans possibilité de retour en arrière.
Une équipe de quinze personnes pour deux heures de direct
Autour de lui, une quinzaine de personnes se répartissent les tâches : ralentis, graphismes de score, coordination avec les commentateurs, gestion des coupures publicitaires. Chaque action but déclenche une chorégraphie précise entre plusieurs postes en quelques secondes.
L'art de l'anticipation
« On ne filme pas ce qui se passe, on anticipe ce qui va se passer », résume un réalisateur sportif expérimenté. Une grande partie du travail consiste à deviner, une seconde à l'avance, où portera l'action pour ne jamais rater un moment clé.
À la fin du match, pendant que les images de liesse ou de déception tournent en boucle sur les réseaux sociaux, l'équipe de régie, elle, prépare déjà le résumé qui sera diffusé quelques minutes plus tard.
