Il est 15h, l'ouverture est prévue à 17h, et rien n'est encore tout à fait prêt. Sur la scène principale, deux techniciens s'activent autour d'une enceinte qui a rendu l'âme pendant les balances. À l'entrée, une équipe de bénévoles termine à la hâte le fléchage vers les vestiaires.
La logistique invisible
Ce que le public ne voit jamais : les 45 minutes de réunion de coordination générale qui précèdent chaque ouverture, où responsables sécurité, régie son et équipes bénévoles harmonisent leurs plannings au talkie-walkie. Une simple pluie fine, ce jour-là, oblige à revoir en urgence le plan de circulation dans les allées.
« Les spectateurs voient deux heures de musique. Nous, on vit une semaine de montage, douze heures par jour, pour que ces deux heures se passent sans accroc », explique le régisseur général, qui coordonne une équipe de plus de 200 personnes sur l'ensemble de la manifestation.
Les petites mains qu'on ne remercie jamais assez
Sur les 200 personnes mobilisées ce jour-là, plus de la moitié sont bénévoles : étudiants, retraités, passionnés venus parfois de loin pour quelques jours de festival, logés dans des gymnases municipaux réquisitionnés pour l'occasion.
À 16h50, dix minutes avant l'ouverture des grilles, le silence retombe brièvement sur le site. Puis les premières notes de balance résonnent une dernière fois, et l'équipe technique lève le pouce : tout est prêt.
