Le gouvernement guinéen poursuit la mise en place de son nouveau dispositif de coordination interministérielle. Réunis autour du Premier ministre Amadou Oury Bah, sept départements ministériels ont passé en revue, lundi, huit dossiers relevant du pôle consacré au capital humain et à la solidarité. Avec une même exigence : mieux coordonner les décisions et accélérer leur mise en œuvre.

À la Primature, les réunions consacrées au pilotage de l’action gouvernementale entrent dans une nouvelle phase. Lundi, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé une session du Comité interministériel de coordination et de suivi du pôle 4, consacré au capital humain et à la solidarité.

Autour de la table : sept départements ministériels, réunis autour de secteurs qui touchent directement au quotidien des Guinéens. Éducation nationale, enseignement supérieur, santé, jeunesse, sports, solidarité et culture composent ce pôle dont l’ambition est de rapprocher les administrations autour de priorités communes.

Cette session avait un ordre du jour précis : examiner huit dossiers portés par les différents ministères et déterminer les prochaines étapes de leur traitement.

Des arbitrages pour accélérer les dossiers

Au fil des échanges, les responsables concernés ont présenté l’état d’avancement des dossiers, leurs contraintes et les ajustements encore nécessaires. Des délais ont été fixés afin que les départements puissent finaliser leurs fiches et intégrer les observations issues de la réunion.

L’objectif affiché par le Premier ministre est de faire du suivi interministériel un véritable outil de mise en œuvre. « Nous devons veiller à ce que les décisions prises deviennent rapidement opérationnelles et produisent des résultats concrets au bénéfice des populations », a déclaré Amadou Oury Bah, en référence aux orientations fixées par le président de la République.

Le mécanisme repose ainsi sur une idée simple : éviter que les décisions gouvernementales restent au stade des annonces. Une fois les arbitrages effectués, les ministères disposent désormais d’échéances pour avancer sur les dossiers qui leur sont confiés.

Un premier cycle avant l’évaluation

Cette réunion constitue également une étape dans le déploiement du dispositif de coordination organisé autour des quatre pôles gouvernementaux.

Le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a dressé un bilan positif de ce premier cycle consacré aux quatre pôles. Il a notamment relevé l’implication du Premier ministre et l’appui de la Primature dans le suivi des décisions.

Mais le prochain cycle devra permettre d’aller plus loin. Il s’agira de vérifier les avancées obtenues, d’identifier les éventuels blocages et de corriger ce qui doit l’être.

Pour les secteurs du capital humain et de la solidarité, cette logique de suivi est particulièrement stratégique. Les décisions prises dans ces domaines concernent directement l’école, l’université, les structures de santé, les politiques en faveur de la jeunesse, mais aussi les dispositifs de solidarité et l’accès à la culture.

La réunion de lundi n’a donc pas seulement constitué une nouvelle étape dans le calendrier gouvernemental. Elle a aussi permis de tester, dossier après dossier, la capacité du nouveau mécanisme à transformer les orientations politiques en actions suivies dans le temps.

Le prochain rendez-vous sera désormais celui de l’évaluation : ce qui a avancé, ce qui reste bloqué et ce qui doit encore être ajusté. C’est sur cette capacité à assurer le suivi des décisions que le dispositif interministériel entend désormais trouver son rythme de croisière.

La rédaction