Le gouvernement a présenté une stratégie nationale destinée à suivre la mise en œuvre des recommandations formulées par les Nations unies. Sur les 257 recommandations reçues lors de l’Examen périodique universel d’avril 2025, 246 ont été acceptées par la Guinée.

Comment passer des promesses aux actes ? C’est l’objectif affiché par les autorités guinéennes avec la présentation d’une nouvelle stratégie nationale consacrée au suivi des recommandations des Nations unies en matière de droits humains.

La cérémonie a été présidée par Dr Daouda Kamissoko, ministre directeur de cabinet de la Primature, qui représentait le premier ministre, Amadou Oury Bah. Le dispositif, élaboré par le ministère de la justice et des droits de l’homme avec l’appui technique du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, comprend une stratégie nationale et un plan d’action destiné à en organiser l’application.

Le chiffre donne la mesure du travail à accomplir : sur les 257 recommandations adressées à la Guinée lors de son quatrième Examen périodique universel (EPU), le 29 avril 2025, le pays en a accepté 246. C’est ce qu’a rappelé Omer Kébiwou Kalameu, représentant pays du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Mais accepter des recommandations ne suffit pas. Encore faut-il les appliquer.

Un tableau de bord pour surveiller les progrès

Le garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux. Parmi les difficultés à surmonter figurent la coordination entre les institutions, la gestion des données et la mobilisation des financements.

Pour éviter que les engagements restent lettre morte, la Primature entend prendre les commandes du suivi. Représentant le premier ministre, Dr Daouda Kamissoko a annoncé la création d’un tableau de bord de pilotage stratégique. Des comptes rendus périodiques seront également présentés au Conseil des ministres.

L’objectif est de vérifier l’avancement des mesures prévues, de mieux coordonner le travail des administrations et de tenir compte des réformes dans le budget de l’État.

Des résultats attendus sur le terrain

La rencontre a réuni des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique et des partenaires internationaux. Tous sont concernés par une étape déterminante : transformer les recommandations internationales en actions concrètes.

Pour les autorités, le respect des droits humains doit devenir un pilier de l’action publique et du développement durable en Guinée.

Le véritable test commencera désormais avec l’application du plan d’action. La régularité du suivi, les moyens mobilisés et les résultats obtenus permettront de juger si cette stratégie se traduit par des avancées tangibles dans la protection des droits humains.

La rédaction