Faute de repreneur au sein de la famille fondatrice, les 80 salariés de cette PME industrielle centenaire se sont regroupés pour racheter collectivement l'entreprise, plutôt que de la voir potentiellement disparaître ou être absorbée par un grand groupe concurrent.

Un montage financier complexe mais abouti

L'opération a nécessité la mise en place d'une structure juridique dédiée, combinant apports personnels des salariés, prêt bancaire collectif et soutien d'une collectivité locale soucieuse de préserver l'emploi industriel sur son territoire.

Une gouvernance repensée

Au-delà de l'aspect financier, ce type de reprise implique une transformation profonde de la gouvernance de l'entreprise, désormais partagée entre les salariés actionnaires, un changement culturel qui demandera du temps pour être pleinement assimilé.

Un modèle qui gagne du terrain

Ce type de reprise par les salariés, encore minoritaire, progresse régulièrement ces dernières années, porté par le nombre croissant de dirigeants de PME approchant l'âge de la retraite sans succession familiale organisée.