Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu une délégation de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) pour évoquer la participation du secteur privé aux efforts d’assainissement du Grand Conakry. Une démarche qui traduit la volonté des autorités d’élargir la mobilisation au-delà des seuls services publics.

La question de l’assainissement s’invite de nouveau au cœur des discussions entre les autorités guinéennes et les acteurs économiques. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu une importante délégation de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI), avec laquelle il a notamment échangé sur l’implication du secteur privé dans les opérations d’assainissement du Grand Conakry.

La rencontre intervient alors que la gestion des déchets et l’amélioration du cadre de vie constituent des enjeux récurrents pour la capitale guinéenne et son agglomération. Pour les autorités, leur résolution ne peut reposer uniquement sur l’action des pouvoirs publics.

À l’issue de l’audience, Ismaël Condé, porte-parole de la délégation de la CGE-GUI, a salué l’initiative du chef du gouvernement. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux difficultés liées à la salubrité publique.

« Nous apprécions cette invitation parce qu’elle nous appelle à une implication citoyenne », a-t-il déclaré.

Une responsabilité qui dépasse l’État

Derrière cette rencontre se dessine une approche fondée sur la responsabilité partagée. Le secteur privé, aux côtés des collectivités, des administrations et des citoyens, est appelé à prendre part aux efforts visant à améliorer la salubrité dans le Grand Conakry.

Pour Ismaël Condé, la question de l’assainissement ne saurait être considérée comme l’affaire d’une seule institution. Elle concerne, selon lui, l’ensemble de la population guinéenne.

Cette position rejoint le discours des autorités qui cherchent à faire de l’assainissement une responsabilité collective. La participation des entreprises pourrait notamment permettre de renforcer les initiatives existantes et d'encourager une plus grande implication des acteurs économiques dans la gestion du cadre de vie.

Le secteur privé appelé à jouer sa partition

Au-delà de la mobilisation citoyenne, l’implication des entreprises pose aussi la question du rôle que celles-ci peuvent jouer dans les politiques publiques liées à l’environnement urbain.

Le secteur privé dispose de moyens humains, matériels et financiers susceptibles de contribuer à certaines opérations d’assainissement. Son engagement pourrait ainsi compléter les dispositifs publics et favoriser l’émergence d’initiatives communes.

La rencontre entre le Premier ministre et la CGE-GUI marque, à ce titre, une volonté de rapprocher davantage les pouvoirs publics et les acteurs économiques autour d’un enjeu qui dépasse les considérations commerciales.

Dans le Grand Conakry, où les défis liés à la salubrité restent importants, la mobilisation de tous les acteurs apparaît comme une condition essentielle à l’amélioration durable du cadre de vie.