Le président guinéen Mamadi Doumbouya a quitté Conakry, vendredi 11 septembre, à destination de la Côte d’Ivoire. Présenté comme une étape dans le renforcement des relations entre les deux pays, ce déplacement entend placer la coopération guinéo-ivoirienne sous le signe de l’unité africaine, de la paix et du panafricanisme.
Le départ du président de la République s’est déroulé vendredi après-midi à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré de Conakry, en présence d’une importante partie de l’appareil d’État.
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, ainsi que le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, étaient notamment présents pour accompagner le chef de l’État. Des membres du gouvernement, des responsables de la haute hiérarchie militaire et parlementaire, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des conseillers à la présidence ainsi que la gouverneure de Conakry ont également pris part au cérémonial de départ.
Au-delà du protocole, le déplacement est présenté par les autorités guinéennes comme une nouvelle séquence dans le rapprochement entre Conakry et Abidjan. Les deux capitales entretiennent des relations anciennes, nourries par la proximité géographique, les échanges économiques et les liens humains entre leurs populations.
Renforcer un partenariat régional
La visite doit permettre de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Dans le discours officiel, elle s’inscrit plus largement dans une volonté de renforcer les relations entre États africains souverains et solidaires, avec pour objectif affiché de faire bénéficier davantage les populations de cette coopération.
Le choix des thèmes mis en avant — unité, paix et panafricanisme — traduit également la volonté de donner à ce déplacement une portée qui dépasse le seul cadre des relations bilatérales.
Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à des recompositions politiques et sécuritaires, les relations entre les États de la région prennent une importance croissante. Pour Conakry comme pour Abidjan, le renforcement des mécanismes de coopération apparaît ainsi comme un levier pour consolider les échanges et les partenariats.
L’axe Conakry-Abidjan au cœur du déplacement
La Côte d’Ivoire constitue par ailleurs un espace particulièrement important pour la Guinée en raison de la présence d’une importante communauté guinéenne sur son territoire. Les circulations de personnes, les échanges commerciaux et les relations entre acteurs économiques participent depuis longtemps à la densité des liens entre les deux pays.
Le déplacement de Mamadi Doumbouya devrait donc être l’occasion d’aborder plusieurs aspects de cette relation et de rechercher de nouvelles perspectives de coopération.
À Conakry, les autorités guinéennes affichent en tout cas une ambition claire : « booster » l’axe de coopération avec Abidjan et inscrire le partenariat dans une dynamique davantage tournée vers les intérêts des populations.
Après le cérémonial de départ, le président guinéen doit désormais poursuivre à Abidjan une visite placée sous le signe du rapprochement entre deux pays voisins et de la volonté affichée de renforcer les solidarités africaines.



