7h12, quai 3 de la gare centrale. Le tableau d'affichage clignote : encore un train supprimé. Amira, aide-soignante, attend depuis quarante minutes. « C'est le troisième jour que je pars une heure plus tôt. Je comprends le mouvement, mais je ne peux pas me permettre d'arriver en retard à l'hôpital. »
Le trafic reste limité à 40 % sur les lignes principales ce vendredi, troisième journée consécutive de grève. Le préavis, déposé mercredi par l'intersyndicale, porte sur les conditions de travail et la révision des grilles de service. Aucune reprise du dialogue n'est prévue avant le début de semaine prochaine.
Sur le piquet de grève
Devant le dépôt, une trentaine d'agents se relaient depuis l'aube. « On nous demande de faire plus avec moins de monde depuis deux ans », explique Karim, conducteur depuis quinze ans. « Ce n'est pas de gaieté de cœur qu'on bloque les gens, mais on n'a plus d'autre levier. »
La direction, de son côté, évoque un « dialogue social qui se poursuit » et assure vouloir « trouver une issue rapide ». Un communiqué doit être diffusé en fin de journée.
Ce qui change pour les usagers
- Trafic maintenu à environ 40 % sur les grandes lignes, avec des trains supprimés sans préavis individuel.
- Échange et remboursement des billets possibles sans frais pour les trajets concernés.
- Un système de covoiturage solidaire s'est organisé spontanément sur les réseaux sociaux locaux.
Fleed suit la situation heure par heure et mettra cet article à jour à mesure que la situation évolue.


